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  • Photo du rédacteurBiodanza-Paula

Point de rencontre entre Biodanza et Constellations familiales par Marta Sesma, Tito Spátola

Rolando Toro Araneda est né à Concepción au Chili le 19 avril 1924 et est mort le 16 février 2010 à Santiago du Chili.

Bert Hellinger est né le 16 décembre 1925 à Leimen en Allemagne et est mort le 19 septembre 2019 à Bischofswiesen

Les deux étaient systémiques. Rolando disait : « Chaque participant qui paye les séances de Biodanza, en fait bénéficier gratuitement huit autres parce qu’il est un agent de santé et amène les bienfaits à son entourage. »

Bert disait : « Les systèmes sont des totalités. Les éléments s’influencent l’un l’autre mutuellement. Si l’un change, cela provoque automatiquement un changement dans tout le système. »

Les deux systèmes amènent à un approfondissement du travail de croissance personnel.

La proposition que nous souhaitons partager aujourd’hui est les points de convergence que nous trouvons, à partir de notre expérience personnelle, entre la Biodanza et les constellations familiales afin de continuer à approfondir les aspects théoriques de références et les aspects opérationnels.


La Biodanza

« Le mouvement de Biodanza depuis son apparition s’intéresse à l’intégration humaine du microcosme personnel au macrocosme global de Gaia – la planète vivante.

Nous sommes des êtres instinctifs et culturels. Il faut que la culture se transforme pour recevoir l’humain dans sa plénitude.

La vie doit être au centre de la culture.

La rencontre est une opportunité de célébrer la vie et de construire des ponts et dialoguer avec la société qui réclame un moment nouveau, de nouvelles perspectives et de nouvelles valeurs qui placent la vie au centre. »

« Il n’est pas difficile de découvrir, dans l’organisation parfaite des êtres vivants (plantes ou animaux), une détermination génétique qui suit rigoureusement le programme morphogénétique et physiogénétique : une détermination qui ne dépend pas du comportement volontaire, ni de l’intentionnalité ».

La Biodanza propose l’intégration : la pensée, la sensation et le faire, par la vision biocentrique de Rolando.

En Biodanza, nous proposons de focaliser sur la partie saine des individus afin de la potentialiser et de l’élargir, rendant ainsi lumineuses les parties qui ne le sont pas et qui vont ainsi se soigner. La proposition de Rolando Toro Araneda est de travailler pour potentialiser les liens nutritifs et donc, en premier, avec nous-mêmes, ensuite avec les autres et finalement avec l’univers (d’autres êtres vivants, toute la nature).

Pour nous intégrer, nous partons de nos potentiels génétiques au travers de 5 lignes de vivencia (vitalité – sexualité – créativité – affectivité – transcendance) qui vont potentialiser notre identité. De cette façon, nous pouvons dire que la Biodanza aide à réparer et renforcer les liens affectifs !


Constellations familiales

Bert Hellinger nous parle de l’appartenance aux ordres de l’amour, il y a d’abord l’ordre puis l’amour.

1. Le droit d’appartenance : L’âme collective désire être complète, elle vit mal le fait d’être exclue. Beaucoup de dynamiques de fatalité ont à voir avec le fait d’être exclu. Par exemple, quelqu’un exclut sa mère de son cœur…, une conséquence les plus habituelles de cela est que, avec le temps, cette personne cherchera sa mère chez sa fille.

L’approche transgénérationnelle des constellations familiales nous dit que, souvent, les conséquences d’une « exclusion » dans une famille, apparaissent dans les générations suivantes. Il peut arriver qu’un petit-fils, sans s’en rendre compte, réclame le droit d’appartenance d’un grand-père non reconnu en imitant son destin.

Cet ordre nous parle du besoin de reconnaitre avec dignité et de respecter tout ce qui fut, est, et sera. Un individu se sent « entier » de cette façon, ne nie aucune part de lui et a une image intérieure plus saine et complète.

2. L’équilibre : La vie se base sur le donner et le recevoir. Depuis la nutrition, nous survivons parce que nos parents ou éducateurs nous l’ont donnée.

Une phrase de Bert Hellinger qui illustre cet ordre est : « le bonheur dans une relation dépend dans quelle mesure on donne et on prend. Plus grande est l’échange… plus profonde est le bonheur. »

Cet ordre de l’amour se réfère à l’équilibre entre « donner » et « prendre » qui, comme le temps, flue toujours vers l’avant. Par exemple, les parents « donnent » la vie à leurs enfants et les enfants « prennent » la vie de leurs parents. Cette relation est l’unique qui restera toujours déséquilibrée par ce que les enfants ne pourront jamais rendre à leurs parents le cadeau de la vie. L’unique chose qu’ils puissent faire est de prendre leur vie et de faire quelque chose de bien avec elle.

Cet ordre nous dit que, quand un membre de la famille « donne » trop ou, au contraire, quand quelqu’un « prend » quelque chose qui ne lui correspond pas, cela génère un déséquilibre qui peut avoir des conséquences dans tout le réseau familial, puisqu’il y aura une tendance à revendiquer cet acte.

3. La priorité des générations antérieures : Nous sommes tous plus tranquilles si nous assumons la place qui nous correspond, les parents sont à la place des parents, les enfants à la place des enfants.

Parfois on regarde un enfant comme s’il était un parent.

A partir de l’approche phénoménologique de Bert Hellinger, l’être est régi par le temps, les générations antérieures ont priorité sur les générations postérieures. La « priorité » est ainsi donnée parce que chaque membre, au cours de sa vie, a les mêmes possibilités de développement.

Ce principe est lié au temps, au poids et à la fonction que chaque personne occupe dans la famille.

a. Temps : la priorité va d’en bas vers en haut, suivant les concepts d’antériorité et de postériorité

b. Poids : la relation entre le père et la mère est la plus importante dans une famille, ensuite vient la relation entre les parents et les enfants et ensuite les relations avec les autres membres du réseau familial

c. Fonction : entre les parents il y a une hiérarchie particulière. Comme ils se trouvent toujours au même niveau, la hiérarchie résulte de leur fonction, par exemple, s’ils sont responsables de la sécurité dans la famille.


Conscience familiale et conscience sociale

Dans les constellations familiales se révèlent et s’expérimentent les différentes façons dont la conscience personnelle et la conscience collective continuent à agir. Le fait de nier la conscience collective a des conséquences dramatiques car c’est là où, malgré notre bonne volonté, que se créent probablement la majorité des maladies, accidents, crimes et suicides. Ce sont tous des symptômes qui indiqueraient la transgression des « ordres » de la conscience collective. Ils donnent également une idée de comment peuvent se résoudre ces intrications, comment les diminuer ou probablement les éviter dans le futur.

Commençons par le plus facile à voir pour notre culture, ce qui est le niveau personnel (aussi appelé relationnel). C’est à ce niveau que se manifestent nos désirs et nos intentions, par exemple « je veux améliorer ma relation avec ma mère ». Dans ce plan, nous distinguons ce qui « est bien de ce qui est mal », à un niveau plus profond, cependant, nous trouvons la conscience familiale/relationnelle.

Au niveau collectif opère une espèce d’organe interne qui veille sur l’union du groupe. Il s’agit d’une conscience archaïque, tribale, inhérente aux mammifères qui fait que, en tant qu’individu, nous nous abandonnons inconsciemment au destin familial. De cette conscience, notre désir primaire est de rester uni à notre famille, en imitant son destin, en prenant pour nous ses propres désirs, ses luttes, ses revendications…, et même la maladie, le malheur, les faillites économiques, etc. Nous nous sentons « innocents » quand nous nous conformons à ce destin familial, même s’il est tragique, et « coupables » quand nous nous éloignons de lui. C’est une impulsion inconsciente qui me guide.

Ce niveau est celui où opèrent les dits « Ordres de l’Amour » de Bert Hellinger. A partir d’eux nous agissons pour la mémoire (en forme d’impulsions, de réflexes), non seulement des expériences de nos parents, mais aussi des expériences de nos ancêtres.


La phénoménologie

Dans le travail avec les constellations familiales, on agit à partir d’un modèle phénoménologique ce qui signifie qu’on observe ce que la constellation montre, en s’efforçant de ne pas tenir compte de connaissances préalables ou de préjugés. Pour Bert Hellinger, la phénoménologie dans le domaine des constellations familiales signifie : « je m’expose à un contexte plus grand sans le comprendre. Je m’expose à lui sans l’intention d’aider et sans l’intention de prouver quoi que ce soit…. Je m’expose à tout tel que c’est… et alors que je m’expose à cela, tout à coup, comme un éclair, surgit la compréhension de quelque chose qui se trouve derrière les phénomènes. ».

Cette approche phénoménologique s’appuie sur le fait d’être guidé par les faits tels qu’ils apparaissent, ce qui veut dire sans intention.

Sa vision va d’un point de vue étroit vers une perception plus ample, ce qui implique que ce soit fait sans peur, sans peur de ce qui sort à la lumière. Cette perception, Hellinger la définit comme « une compréhension dans la renonciation », car elle demande de renoncer à tout objectif, même quand ce sont de bonnes intentions. Elle demande aussi de la valeur, comme une attitude libre de crainte de ce qui se perçoit. Sans l’assentiment à ce qui est montré, la constellation manque de fibre et de profondeur. Le résultat est une nouvelle compréhension qui dérive du fait d’être en concordance avec la réalité, de l’affronter et de l’accepter telle qu’elle est.


Points de rencontres en danses et vivencias :

Ronde : pour sortir des endroits connus et aller en dansant au centre de la ronde ou à l’extérieur vers un autre endroit de la ronde. La signification existentielle que nous apportons de cela, à partir des constellations familiales, est la suivante : « nous sortons des endroits que nous occupons et en cherchons un nouveau dans le système, sans en sortir ». De même, nous changeons souvent de partenaires, de travail, d’amis ou de groupes de Biodanza. Quand nous faisons un nouveau mouvement, différent, nous vivons un nouveau flux d’énergie amoureuse !

Une autre danse que nous expérimentons est « Se mettre à la place de l’autre ». Entrer en empathie, pour une constellation familiale, est fondamental pour comprendre qui nous consulte!

Le Phare : une danse apprise depuis peu d’Estela Piperno, où l’on exécute un mouvement lent et stable, les bras étendus comme des phares éclairant la mer. La signification existentielle de cette danse est très importante pour tout facilitateur de Biodanza et de constellations familiales. Le phare illumine de manière égale, sans discrimination, une petite barque ou un immense bateau de croisière transatlantique, sans intervenir, sans modifier son destin, il éclaire seulement, il montre seulement la phénoménologie. Sans jamais entrer dans la mer !

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